Communiqué Loi Bioéthique

Communiqué

Avortement, toujours plus ?

Sous couvert d’un amendement glissé avant l’adoption du projet de loi « Bioéthique » dans la nuit du 31 Juillet au 1er Août, et autorisant l’avortement jusqu’à terme pour raisons « psycho-sociales », la Délégation aux « droits des femmes » à l’Assemblée Nationale recommande de porter de 12 à 14 semaines la durée légale de l’avortement chirurgical, sous prétexte d’éviter des avortements à l’étranger. Mais on peut aussi avorter à l’étranger après 14 semaines…
Ainsi, une proposition fallacieuse aura servi de tremplin à une négation supplémentaire du droit à la vie de l’embryon. Entre l’avortement à terme et celui à 14 semaines, le Sénat sera donc sommé de choisir. Nous espérons qu’il saura déjouer la manœuvre, car ni l’une ni l’autre de ces propositions n’est acceptable. On glisse même, encore une fois, l’abolition de la clause de conscience pour faire bon poids. La vraie liberté est en grand danger.
Ce n’est pas servir les « droits des femmes », trop souvent soumises à des pressions des géniteurs, des patrons, des copines, et dont il faudrait bien reconnaître le droit à mener à bien leur grossesse. Au lieu de libérer ces femmes, au lieu de les aider, la société les plonge dans le chagrin et le désespoir, quand elle ne les détruit pas.

«voici quel fut le crime de Sodome, ta sœur, elle vivait dans l’abondance et une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent» (Ez.16, 49)

Dr François Volff, Président de l'Acpervie et Pasteur Jean Pira, conseiller.